Voilà plusieurs années que j’ai commencé cette merveilleuse aventure qu’est l’écriture d’un livre fantastique. C’est une vraie aventure et celle-ci s’accompagne de doutes et d’incertitudes. Entre le syndrome de l’imposteur, la peur de ne pas aller au bout et les complexités liées à l’écriture même du livre, il est parfois compliqué de tenir la barre et d’avancer aussi vite que l’on voudrait.

Le syndrome de l’imposteur

Je suis sure que si toi aussi tu t’es déjà posé la question d’écrire un livre ou que tu t’es lancé dans cette aventure, tu as déjà ressenti ce syndrome. Tu sais cette petite voie intérieure qui ne cesse de te dire que tu n’es pas fait pour ça ou que tu n’arriveras jamais au bout parce que tu n’es pas écrivain.
Tout écrivain le ressent ou l’a ressenti un jour dans sa vie, même le plus chevronné. On a beau se dire que l’on y arrivera, elle persiste et nous freine dans notre élan.
Il faut réussir à lui clouer le bec et continuer sur notre lancée. Pourquoi se dire que l’on n’y arrivera pas? Il n’y a pas de raison, et même si réellement on n’y arrivait pas, ça n’a pas d’importance car on n’aura pas de regret, on aura au moins essayé. Et ça, tout le monde ne le fait pas.

Le fantastique, où tout est permis

Si j’aime écrire des histoires fantastiques c’est en grande partie parce que l’on peut faire ce que l’on veut. On peut tout faire et tout imaginer. Les seules limites que l’on a sont celles de notre imagination. Pour moi le fantastique est synonyme de liberté.
Le fantastique nous permet de dépasser les codes et les contraintes liés à la réalité. Alors, oui je parle de fantastique mais je sais que ce n’est pas vraiment le terme adéquat. Bien sûr il ne s’agit pas du registre littéraire mais bien du fantastique au sens « merveilleux ».
En gros, tu veux faire un chien rose avec des petits pois verts se baladant dans les rues d’une ville souterraine où l’humanité est asservie par des oiseaux du paradis? Personne ne peut t’en empêcher. C’est vrai que l’on a du mal à imaginer ce type de scène dans un roman réaliste.

Les difficultés liées au fantastique

Il faut cependant être honnête, écrire un livre où l’imaginaire a une grande importance n’est pas aisé du tout. La liberté d’écriture n’est pas toujours simple à gérer, car même si on est libre, on se doit de rester logique dans ce que l’on écrit.

En effet, si nous n’avons pas de règle à suivre dans l’écriture de notre roman, il faut tout de même que notre univers soit harmonieux bien qu’il suive ses propres règles. Et pour ça, il faut absolument que l’on créé ces règles.

Un univers fantastique ne suit pas la réalité mais il doit tout de même avoir un fil conducteur et les différentes scènes du roman doivent être en cohérence avec l’univers que l’on a créé. Pour te donner un exemple, on ne peut parler d’un héro n’aimant pas le poisson, puis, dans le chapitre suivant, le faire se délecter de la chair d’un saumon sauvage.

Je pense que c’est sans doute la partie la plus compliquée dans la création d’un univers. Rester cohérent et logique dans ce que l’on écrit n’est pas simple car il faut se souvenir de tout ce que l’on a écrit auparavant, dans les moindres détails, car un lecteur, lui, trouvera l’incohérence.

Et toi? As-tu déjà entamé l’écriture d’un livre? Que ce soit fantastique ou tout autre écrit. N’hésite pas à partager ton expérience ici et ton ressenti. 


Valérie Hoinard

Autrice, graphiste, mais aussi blogueuse, passionnée par le monde et l'imaginaire.

Privacy Preference Center